« Dissociation » est-il le nom du terminus de la ligne libérale libertaire ? 

En dominant idéologiquement toutes les sphères, en imposant son diktat à la civilisation, en censurant les règles de l’art conjugal, en dissociant l’alliance homme-femme, le monde libéral libertaire charrie un processus d’atomisation dans un projet qui tourne le dos à l’entraide maritale ordinaire et à l’art familial de faire société. Ne se satisfaisant pas des injonctions médiatiques, nombre d’hommes et de femmes s’interrogent sur l’endoctrinement officiel. Les mirages libertaires proposés n’apportent que frustration, séparation, et dépression. Faut-il opter pour une autre ligne ?

  • Les principes catholiques du couple et de la famille 
  • L’alliance conjugale au travers de passages des Évangiles et de règles du catéchisme 
  • Les fondamentaux catholiques de la famille

 

A – La remise en question des dogmes progressistes
Je n’aurais jamais pensé écrire un texte sur ce sujet. Il y a quelques années, j’étais bien sagement dans le rang des modernistes droit-de-l’hommistes athées et des matérialistes scientistes. Grâce au catéchisme dans l’enfance, il me restait un certain respect pour les valeurs de la société chrétienne traditionnelle malgré mon soutien aux « progrès » sociétaux, contre les « discriminations » envers les femmes, les homosexuels, etc. Puis, au fil de rencontres judicieusement placées par « le hasard » auquel je ne crois plus aujourd’hui, un retournement à 180° s’est opéré.  La vérité peut-elle être multiple et relative ? Sur quoi peut-on s’appuyer pour définir tel comportement ou tel acte comme bon ou mauvais ? Quelle est la source de la morale ? Ces questions ont trouvé leurs réponses : la vérité est par définition même unique et absolue, la morale est ce qui définit ce qui est bien ou non, et seul un être absolu, au-dessus des hommes peut l’insuffler, sans quoi l’on n’a aucune base pour condamner des choses que l’on sait mauvaises, dans le monde actuel du relativisme généralisé, où chacun a « sa vérité » et définit ce qui est « bien pour lui ». Par exemple, pour les Aztèques, il était une bonne chose, de pratiquer très régulièrement des sacrifices humains ; pour les Soviétiques il était nécessaire d’envoyer certaines personnes au goulag pour le bien supérieur de la révolution bolchévique.  Je me rendais alors compte que je m’appuyais naturellement sur l’humanisme chrétien à chaque instant. Quel est donc cet absolu auquel chacun aspire ? On l’appelle chez nous le « bon Dieu ». Ces chrétiens placés sur mon chemin de manière « fortuite » ainsi que l’étude du Saint Suaire de Turin, objet parmi les plus intensément jamais étudiés scientifiquement (bien au-delà de la fameuse datation au carbone 14, erronée) ont été le signe pour moi que les valeurs universelles que je cherchais étaient incarnées par la personne de Jésus-Christ.
Mais à quelle église me vouer ?(1) Les incessantes divisions des églises protestantes ainsi que les conséquences soit sioniste soit antinationale issues de la jungle de leurs différentes théologies ont souligné pour moi le fort besoin d’un clergé et plus généralement d’une hiérarchie qui fasse autorité en matière de dogme.(2)

B – Le mariage & la famille
1) Les principes
La revendication universaliste de l’église catholique romaine, la découverte des miracles ayant jalonné l’histoire de France ajoutées à la prise de connaissance des apparitions de la Vierge Marie à Fátima au Portugal, à la Salette dans l’Isère, ainsi qu’à un aïeul comme décrit dans une lettre retrouvée « par hasard » (encore) à l’occasion d’un décès dans ma famille, racontant sa prédiction d’un évènement s’étant réalisé, m’ont définitivement orienté vers le catholicisme. Aujourd’hui, je suis donc en phase avec le discours d’Alain Soral, qui, interrogé début décembre 2014 sur le parti Réconciliation Nationale, a déclaré sur Médias-Presse-Info TV que « le catholicisme est la religion française par excellence » et qu’« il faut refaire du catholicisme la religion d’État en France » (3), entretien rappelé par celui-ci dans sa vidéo de commentaire d’actualités de janvier 2015 (4).  Au départ catholique marginal, je ne comprenais pas encore que les recommandations bibliques et les dogmes du catéchisme, notamment en matière de relations homme-femme (mariage, rôles, famille, enfants), un des piliers de la société chrétienne, étaient non pas là pour me contraindre à un comportement prédéfini, idéologique, voire politique, mais pour proclamer ce qu’il y a de mieux pour chacun, qui n’est rien d’autre que le bon sens qui découle d’une profonde sagesse et me guider pour ne pas être le jouet des inévitables désillusions ou ne chercher à assouvir que des désirs physiques de consommateurs auxquels nous convie la société libérale ; en d’autres termes à me libérer du péché !  Examinons quelques-uns de ces enseignements, en commençant par le mariage et ses différents aspects (fidélité, polygamie, divorce, veuvage, remariage) pour terminer par une évocation brève de la famille (fécondité, éducation). On verra qu’ils s’opposent diamétralement aux doctrines véhiculés par les médias, l’école publique actuelle, mais également qu’ils sont parfois d’une inattendue fraîcheur !