Il s’est produit, en peu de temps à l’échelle humaine, une expansion de l’habitat urbain, fortement accélérée après la Seconde Guerre mondiale et par un exode rural appelé aussi révolution verte.
Il fut décrété par des technocrates que les machines devaient libérer hommes et femmes de leurs servitudes ancestrales. Produire la nourriture nécessaire à l’entretien de la famille traditionnelle n’étant plus de mise, place aux engins du futur qui démembreront les anciens bocages, obscurantistes haies qui entravaient les petites tenures où les vilains coulaient du bon temps – la rationalisation des professeurs Nimbus pris tout cela en main, avec ses cohortes de techniciens fraîchement émoulus des lycées agricoles, les yeux brillants d’une future félicité – hélas, la roue tourna… et pas à leur avantage !

Régulièrement les nouveaux damnés de la terre passent l’arme à gauche par désespoir, suicide ou cancer, maladies professionnelles non reconnues provoquées par les pesticides des multinationales de l’agrochimie. Le fait, que les agriculteurs ayant pactisé par ignorance avec les géants de la mort de toute vie, est très triste mais qu’advint-il pour les déportés des pastorales, chères à Virgile ? Ceux-ci se retrouvèrent loin des montagnes, prairies et ruisseaux peuplés de divinités champêtres, pour la ville et ses secrets où machiavéliquement, comme sur un échiquier, l’on dota les jeunes filles en nymphes des emplois du tertiaire, de cinémas, de magazines, d’instituts de beauté.

Ce fut admirablement manœuvré pour obtenir de nouveaux esclaves appelés consommateurs, dont la gratification est la manne que le prolétariat viril du secondaire produit et dont une partie des rémunérations est donnée au tertiaire ne produisant rien afin que celui-ci se dédie aux loisirs, sans remord, convaincu que ses émoluments sont largement mérités en hommage à ses grandes compétences. Une manière commode de fracturer la société en castes l’une devant envier l’autre qui la méprise.

Nous étions à l’après-guerre avec les destructions des bombardements anglo-américains, la lucrative reconstruction battait son plein dans toute l’Europe et celle-ci était dans les tuyaux pour le « plus jamais ça ». L’Empire colonial français commençait à battre de l’aile asiatique mais il restait l’Afrique pour absorber le trop plein des marchandises produites en métropole. L’exportation, la reconstruction, la fabrication d’électroménager devant libérer les femmes pour les jeter dans les crocs du tertiaire où toutes rêvaient de devenir institutrice, postière, infirmière, hôtesse de l’air etc. tous ces fantasmes induits ne furent que prétextes pour l’appel de main d’œuvre aux villes industrieuses.

Les besoins des industries dopées au plan Marshall furent si pressants qu’une immigration de toute l’Europe fut convoquée pour les mines, travaux publics, industries. La féerie du progrès illumina bientôt Europe meurtrie et en guérit les blessures infligées par le nouvel Empire dont les milliards de dollars de monnaie de singe couvrirent les frais de réparations. Une des conditions fut que les productions hollywoodiennes aient libre droit de cité dans l’ancien champ de bataille, ce qui n’était pas innocent.
Les villes changèrent donc d’aspect comme le signalait Conrad Lorentz, prix Nobel, dans un de ses ouvrages, considérant l’expansion des cités, banlieues, lotissements, routes comme métastases d’un nouveau type de cancer.

Avant ce cataclysme, guerrier et industriel, existait la ville, entourée de sa ceinture verte nourricière (aujourd’hui remplacée par le goudron du périphérique) peuplée d’artisans en accord avec les besoins des rudes campagnards. Toute production était optimisée, sans gaspillage. Elle servait aux échanges par ses foires et marchés afin que les productions familiales et artisanales adaptées à certaines zones se distribuent sur un plus vaste espace. À la révolution des lumières, certains marchands souhaitant pouvoir et enrichissement – bridés par l’éthique chrétienne – décidèrent d’en abolir les préceptes. Le monde entama dès lors la production industrielle par un « nouvel Âge d’or » celui de l’esclave devenu salarié, la richesse de l’hyper classe ne pouvant s’accroître qu’en proportion du nombre de ces nouveaux travailleurs consommateurs, leur troupeau se multiplia.

L’environnement souffre de tout cela, les terres nourricières sont détruites par l’urbanisation galopante. Où est le temps où la cité se perchait pour se prémunir des inondations et des attaques des pillards ?
Pas logique que la population continue de s’accroître, par un apport de populations subsahariennes que nous devons accueillir par humanité, alors que leurs pays sont dévastés par nos multinationales qui éventrent leur sous-sol pour énergies et matières premières, qu’engloutit notre urbanisation démente. Prétexte ! Pas logique que chez nous la natalité s’effondre à commencer par les deux cents milliers d’avortements l’an, promus par la loi d’une réchappée de l’holocauste. Pas logique non plus que des immigrés sortent par rafiots bondés de Libye, depuis que le Colonel garde-frontière fut éliminé, en même temps que son comparse Cavalieri de la botte, qui, aux yeux mondialistes, jouait double jeu pour ne pas être submergé par le tsunami humanitaire. Lui, fut aimablement mis out, pour une histoire de jeunes filles mineures.

Pour tenir dans la quiétude le cheptel, des méthodes sophistiquées de conditionnement furent appliquées, afin que le concept de la consommation soit la seule échappatoire à l’ennui et la monotonie de ces nouvelles conditions d’existence. Aujourd’hui, le dernier et ultime tabou est renversé en la marchandisation du ventre des femmes et la vente de nouveau-nés à de lamentables invertis, éprouvant le narcissique besoin de singer la famille catholique. Tout cela ne pouvait qu’advenir dans le laboratoire des villes modernisées où les âmes sont dévoyées. Mais quelle est la finalité de tout ce cirque ?

Et si tout ceci n’était que les étapes du calendrier d’un doux anéantissement ?

Ce serait plutôt cela, c’est bien plus rationnel, mais quel ennemi aurait tant de haine, quel contentieux invoque-t-il pour désirer notre fin, par empoisonnements hormonaux, vaccinaux, pesticides, la révolution verte, la prévention des maladies des enfants en bas âges par les stabilisants au mercure, aluminium, provoquant autisme, schizophrénies. Le but de la déportation des campagnes serait-il celui-là ?
Pour qu’en quelques générations nous abandonnions et oublions, coutumes, culture du terroir, famille
et descendance, religion qui fit notre grandeur dans modestie et simplicité.

Quel est notre péché si ce n’est d’avoir chassé les usuriers dans le mouvement général de l’Europe chrétienne. Ceux-ci bricolèrent des schismes qui leur étaient favorables, tout en infiltrant puis dirigeant Albion. Celle-ci durant quelques siècles fut la matrice de toutes les guerres entre nations divisées en religions par leurs propres soins, ensuite la chrysalide insulaire bien qu’Empire, ne suffisant plus, la logique qui avait sévi en Europe se métamorphosa en Empire Américain qui devint après le chaos boucherie des deux guerres mondiales dont la première juste l’année qui suivit la création de la FED.
Les US devinrent notre modèle pour l’ultime étape du projet.

Puisqu’il semble que nous en sommes à la phase terminale du grand œuvre des alchimistes ténébreux, n’attendons pas la sublimation, il est temps pour nous comme à Sodome et Gomorrhe de préparer nos balluchons et quitter les Grandes Cités LGBT dans leur dernière marche des fiertés et fissa.
N’attendons pas de devenir des statues de sel.

Jean-Jacques