Arte a diffusé récemment un documentaire sur les « hillbillys » ou péquenauds en français. Plutôt dénué d’esprit partisan (si-si ça ce peut !), on découvre cette Amérique des déshérités au cœur des Appalaches en Virginie Occidentale.

Frappé par la crise économique, dans cette région ou tout tourne autour de l’exploitation du charbon on suit le quotidien de ces « white trash », face caché des Etats-Unis qui a formé l’électorat populaire de Donald Trump. Loin de la bien-pensance des dégénérés d’Hollywood dont la télé nous porte sans cesse au pinacle les derniers méfaits intellectuels, ce film permet d’approcher et de mieux comprendre ces hommes et ces femmes qui assument durement le principe de réalité sans avoir voix au chapitre. Un témoignage sincère de gens pauvres mais travailleurs, pris en tenaille entre le devoir de nourrir leurs familles et les abus des compagnies minières. Abandonné des politiques sur fond de drame social et écologique ; des gens d’un courage qui force le respect.

A mille lieux des caricatures que l’on essaye de nous faire gober, de quoi faire taire ces bobos de l’intelligentsia si prompt à être plutôt pour le bien et contre le mal dans des combats d’arrières garde, et à jeter l’anathème sur les véritables perdants de la mondialisation et des collusions politico-industriel.